Mercredi 24 octobre 2012 à 23:03

La rentrée a eu lieu il y a seulement un mois - déjà un mois -, et les premières vacances se profilent déjà à la fin de la semaine. Quelle idée. Je vais bouffer du rapport de stage, et puis voilà. Ah et du gâteau aux noix aussi, le délire familial de la Toussaint chez les grands-parents. Ai-je au moins une fois dans ma vie apprécié ces vacances ? Je n'en ai pas le souvenir. Un mois après la rentrée, on continue de me parler de mes cheveux tous les deux jours. "T'as fait une couleur ? T'as fait des mèches ? T'étais en vacances au soleil ? T'avais pas les cheveux d'une autre couleur l'année dernière ? T'avais pas les cheveux bouclés la semaine dernière ? T'as fait quelque chose à tes cheveux ?". Non, cela fait juste un an et demi que je n'y ai pas touché, ni avec des ciseaux ni avec des colorations. Et ça a l'air de fasciner du monde ! C'est un peu lassant. J'aurais du faire une conférence sur le sujet pour éviter de répéter toujours les mêmes réponses aux mêmes questions. En tout cas, je suis bien heureuse d'avoir changé de gueule depuis l'année dernière. Les photos de mon premier weekend d'intégration sont à faire peur, elles m'ont traumatisées à vie je crois. J'ai fait des progrès de façade depuis. J'ai encore et toujours la flemme de faire un petit montage pour résumer en images le WEI de l'autre jour, et en plus je suis de plus en plus réservée à l'idée d'exposer ici des photos de gens qui ne sont pas au courant ; mais je peux vous montrer mon costume sur une photo où je l'arborais encore en entier, sobre, et où mon merveilleux punch trônait à mes côtés.

http://imageshack.us/a/img571/592/1739u.jpg
Et on ne se moque pas de mon sabre, s'il-vous-plaît.


"C'est pas parce que t'es déguisée en abeille qu'il faut faire ta maligne, hein !"

Mardi 9 octobre 2012 à 20:32

Je suis la fille qui, en rentrant de la piscine à sept heures du soir, se dit : "tiens, et si je faisais une pâte à pizza pour ce soir ?", et qui ressort faire des courses pour la garnir. En attendant que la pâte lève, je crève la dalle. Mais bon, la soirée pizza maison/home cinéma en vaut la peine (et ça va être du cinéma légal en plus, je vais regarder un DVD, la grande classe !). En attendant, je m'interroge au sujet de mon déguisement pour le weekend d'intégration. Le thème de la soirée risque fort d'être "superhéros", et j'ai décidé qu'un super héros ne portait pas forcément un slip sur des collants, et que je me ferais donc un plaisir de me travestir en Black Mamba (Kill Bill). Sauf que bon, j'ai pas vraiment de survêtement jaune dans ma garde-robe. Ni de katana d'ailleurs. Nous voilà bien embêtés. Mia Wallace, c'est complètement non original depuis que la meuf de Bref l'a fait, et de toutes façons, ce n'est pas vraiment une héroïne (et l'héroïne ne lui réussit d'ailleurs pas trop, haha). Donc on se trouve devant un problème épineux, là. Je ne veux pas incarner un personnage de Marvel, ni me la jouer à la Lara Croft, et je ne suis pas particulièrement fan des personnages féminins en général. Il y a bien Marla, mais capillairement il faut dire que je suis plus proche de Béatrice avec son jogging jaune. Je ne vais tout de même pas me déguiser en Pam de True Blood, ni en grande femme politique ayant existé, ni en Aragorn, ni en Jim Morrison, et encore moins en Bertrand Cantat. (Vous remarquerez que ma notion de héros est un peu à côté de la plaque parfois.) Mes chers lecteurs et lectrices, vous qui pouvez être comptés sur les doigts d'une main les jours où je ne publie pas, j'implore votre aide. Par pitié, trouvez-moi des héroïnes féminines qui puissent me plaire. Ouais, je sais, la tâche est ardue. Mais si vous avez des idées, à tout hasard, ne laissez pas cet article avec la mention "Aucun commentaire".

Jeudi 16 août 2012 à 13:13

Facebook, que je n'ai pas réussi à boycotter autant que je l'aurais idéalement voulu, m'impose aujourd'hui une présentation dégueulasse, où disparaissent mes anciennes publications écrites pour ne laisser qu'un patchwork de photos n'ayant rien à voir les unes avec les autres ; bref, c'est incompréhensible, ça fait mal aux yeux, et c'est encore moins personnel qu'avant. Alors il va peut-être falloir que je retourne aux bonnes vieilles bases, à la linéarité du blog. Et surtout, que je retourne (pour de bon) à l'écriture.
J'ai perdu toute créativité ; je ne dessine plus, je ne photographie plus, je n'écris plus. Le syndrome de la page blanche qui s'étend à toute discipline, et qui s'éternise. Dans mon cahier rouge, parfois, je jette les mots sans aucun style, pour aller à l'essentiel avant d'oublier. De page en page, on passe d'un prénom à un autre, sans aucune transition. De Tulipe, de Camélia, de Rose et puis de Lila. Au présent, au passé simple, tout sonne faux et pourtant tout est véridique. Parfois pendant des jours, je pense à noter quelque chose, principes, rêves, ou cauchemars dont je suis le monstre, du rouge à lèvres étalé à la truelle. Réaliste, mais imaginaire.
Je suis dans cette période de transition où je ne sais pas ce qui va m'arriver ensuite, ce moment où tu rentres de vacances et que tu découvres (par le biais de ces foutus réseaux sociaux évidemment) que le monde ne s'est pas arrêté de tourner en ton absence, que chacun a vécu sa vie pendant que tu perdais ton temps, et qu'ils s'en sortent très bien sans toi. Un temps de latence, avant que la vie ne reprenne. De toutes façons, il semblerait que je sois née pour attendre. Je ne fais que ça, attendre et, en attendant, essayer de m'occuper pour oublier que j'attends.

Jeudi 5 juillet 2012 à 12:29

J'ai revu une personne que j'aimais, et je me suis souvenue de pourquoi je l'avais aimée. De ce simple constat est parti une multitude de réflexions sur les relations, l'amour, la vie. Il m'a rappelé involontairement ce qui est essentiel, m'a ouvert les yeux sur ce qui m'a manqué par après. L'ordre de mes priorités n'a pas changé, mais je suis mieux capable de cibler de quoi sont faites ces priorités maintenant. Ai-je été aussi heureuse qu'en seconde pendant ces dernières années ? Assurément non. Ai-je eu des relations faciles depuis trois ans ? Absolument pas. Celles qui n'ont jamais commencé, celles qui n'ont jamais abouti, celles dont l'attente et l'absence au quotidien étaient insupportables, il faudrait y voir du bonheur ? Le bonheur d'être dans les bras de quelqu'un, teinté déjà de la certitude du départ proche et de la séparation à venir, encore et encore, est décuplé par son caractère éphémère, et nous plonge d'autant plus dans le noir, par contraste, quand les kilomètres s'interposent. Maintenant que nous ne vivons plus chez nos parents, que nous avons des appartements où nous pouvons inviter qui nous voulons, quand nous le voulons, maintenant que nous sommes maîtres de notre temps, nous sommes seuls. Maintenant que nous pourrions nous voir quand bon nous semble, dormir ensemble dès que l'envie se présente, passer plusieurs jours sans se séparer si nous le désirions, maintenant que l'on pourrait s'épanouir à deux sans obstacles ni contraintes, c'est maintenant que nous sommes seuls.
Je m'estime toujours heureuse quand je ne suis pas amoureuse, mais à quelle fréquence cela se produit-il, quand puis-je dire que je ne me languis de personne ? Ca m'est arrivé une fois, à peu près entre le 24 mai et le 24 juin 2011. Un mois dans toute mon existence d'amour, disons un mois en cinq ans, un mois pendant lequel je me suis sentie libre. J'aspire en permanence à cette liberté. Même quand mon coeur est peuplé, je n'ai pas envie d'être en couple. Même actuellement, j'imagine mal une vie de couple s'ajouter à mes vies sociale et estudiantine. Et pourtant, la conclusion de ces réflexions, c'est que je n'ai pas envie de passer mes cinq ans d'études sans avoir goûté à l'amour étudiant. Pas des aventures, pas une relation sérieuse à distance, non ; il y a forcément des gens formidables à aimer à Strasbourg. Quelqu'un pour qui on n'a pas de train à prendre, pas de dates à fixer, juste le quotidien à vivre, à improvise
r. Qui serais-je pour oser prétendre que l'amour ne me manque pas ?

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Dimanche 27 mai 2012 à 11:53

Tant qu'on est dans les anniversaires (et puisque je viens de relire mes archives mai-juin-juillet-août 2011 pendant une heure et demi avec une bête nostalgie alors que j'ai un programme de travail à tenir), j'ai réalisé que cela fait un peu plus d'un an que j'ai teint mes cheveux. Qu'est-ce que ça a d'exceptionnel, pensez-vous ? Ca a d'exceptionnel, ou du moins de notable, que c'était censé être une coloration éphémère, pour 6 à 8 semaines, et qui en plus de ne pas donner la couleur attendue (j'ai eu les cheveux violets au tout début, au lieu de roux), est encore visible aujourd'hui, un an après. Alors pour les quelques semaines, on repassera. Bien sûr, la couleur ne cesse de perdre en intensité au fil des lavages (et mes racines naturelles ne cessent de s'allonger), mais du roux, même léger, sur ma tête, ça se voit encore. Et comme en un an je n'ai fait aucune retouche de coloration ni de coupe, j'ai actuellement des cheveux plutôt ridicules :

http://img405.imageshack.us/img405/9425/img7994hb.jpg
Ou plutôt, maintenant que je vois la photo en petit, CARREMENT ridicules.
Et évidemment, je n'ai découvert la triste vérité qu'en voyant cette photo (je sais pas vous, mais moi personnellement j'arrive pas à me regarder d'au-dessus en ayant les yeux placés sous le niveau du somment du crâne).
Le moment est donc venu où je me dis qu'il va sérieusement falloir faire quelque chose.

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